Séries Trilogies :Quoi de
neuf dans cette Saison 2 ?
Jared Padalecki : Le
démon que nous poursuivons a bien plus d'importance en cette
nouvelle année. Dans la Saison 1, nous étions plus
axés sur la recherche du père et nous essayions de
trouver une explication concernant la mort de ma petite amie dans
la série, Jessica. On développe également ce
que le démon avait confié à Sam, quand il lui
avait dit qu'il avait des plans pour lui ...
S. T. :Dans
« Supernatural », ne pensez-vous pas que
votre personnage se sente un peu à part, comme il est le
seul des deux à développer un pouvoir
?
J. P. : Oui, et
d'ailleurs, on a commencé un peu à explorer toute
cette dimension à la fin de la saison 1, quand les deux
personnages commencent à réaliser que Sam est
vraiment particulier. D'ailleurs, ni son père, ni son
frère ne peuvent l'aider dans cette quête qui est la
sienne. Il y a quelque chose qui le poursuit, et j'aimerais
tellement savoir ce dont il s'agit ! Mais je pense qu'on va
approfondir tout ça au cours de la saison
2.
S. T. :Pouvez-vous
nous parler de votre travail avec Jensen
?
J. P. : C'est
très agréable de partager cette expérience
avec quelqu'un qui sait se donner à fond dans le boulot. Il
prend tout ça très au sérieux. Quand j'ai des
doutes, il est le premier à me remonter le moral, et
vice-versa. C'est un acteur talentueux. Et dans la vraie vie, il
m'arrive parfois même de le soupçonner, de simuler
certaines de ces sentiments ou certaines réactions ! Il vous
dirait la même chose à mon sujet. On s'entend vraiment
très bien, et on se donne beaucoup de courage
mutuellement.
S. T. :Jensen
Ackles nous disait justement qu'il voyait son personnage un peu
comme un nouveau Han Solo, alors que le vôtre serait
plutôt un Luke Skywalker...
J. P. : Éric
Kripke, le créateur de la série, avait vraiment envie
de développer une mythologie dans la série. Il y a ce
héros qui fait les choses à contre coeur d'une part,
et cet autre personnage qui tient plus de l'aventurier, un peu
à la Indiana Jones. Donc, oui, la comparaison faite par
Jensen est assez juste
S. T. :Qu'avez-vous
appris sur vous-même depuis que vous tournez Supernatural
?
J. P. : Que j'aime
vraiment dormir ! C'est la première chose qui me vient
à l'esprit, parce que c'est la chose dont nous sommes le
plus cruellement privés pendant les neuf mois de tournage.
Quand j'étais plus jeune, je ne comprenais pas ce besoin de
sommeil et le fait que mes parents aillent se coucher de bonne
heure. Mais aujourd'hui, je pourrais aller me coucher au moment
où je vous parle. Plus sérieusement, j'ai
évidemment découvert beaucoup de choses sur mon jeu
d'acteur notamment. Nous vivons dans un pays qui n'est pas le
nôtre -Le Canada -, et je dors dans une chambre
d'hôtel. J'ai un peu le sentiment de vivre cette incertitude
que traverse mon personnage, Sam Winchester. Je ne sais jamais ce
qui m'attend dans les prochaines semaines de tournage. Je vis dans
un endroit qui ne m'est pas familier, et je ne vois que très
peu mes amis et ma famille. Rien que le fait de traverser tout
ça vous en apprend énormément sur vous. J'ai
remarqué aussi que je pouvais travailler plus dur que je ne
l'imaginais. C'est un point très positif.
S. T.
:Dans votre
vie, avez-vous été confronté au surnaturel
?
J. P. : Non, je ne
l'ai pas été. Et plus on me pose cette question, plus
je regrette de ne pas avoir fait de rencontre de ce type ! La seule
petite anecdote que j'ai là dessus, je l'ai vécue
l'an passé, après les neufs mois de tournages intense
de la saison 1. J'étais au Texas, avec ma famille, et nous
regardions ensemble le Season Finale. Soudain, une lampe s'est mise
à clignoter sur une table du salon. Je l'ai regardé
et j’ai dit à haute voix : " Le démon !".
J'avais peur que tout ça commence à me poursuivre !
Mais bien sûr, il ne s'agissait que d'une simple ampoule
à changer...
S. T. :Êtes-vous
superstitieux ?
J. P. : Un peu.
Par exemple, quand je prends l'avion, j'ai un petit rituel. Quand
je rentre dans l'un de ces appareils, je pose mes bagages à
terre, et j'embrasse la porte. Je ne sais pas pourquoi je fais
ça. Peut-être ai-je un jour vu quelqu'un le faire et
aujourd'hui, je me sens obligé de le reproduire.
S. T. :Vous faites
ça devant les gens ?
J. P. : Bien
sûr ! A chaque fois, certains passagers me regardent de
façon bizarre. Je crois que les gens sont surpris de voir
que quelqu'un d'aussi grand que moi pusse être ainsi
superstitieux. Vous ne me verrez pas non plus marcher en dessous
d'une échelle...
S. T. :Avez-vous
déjà consulté un voyant
?
J. P. : On m'avait
poussé un jour à aller voir une dame qui lisait les
lignes de la main. Je ne me souviens plus dans le détail de
ce qu'elle m'avait annoncé, mais je me souviens des grandes
lignes. Elle m'avait dit que j'allais devenir très riche,
mais qu'en parallèle, je ne serais pas chanceux en amour. En
bref, des bonnes choses, comme des plus mauvaises. Tout ça
était un peu dingue et amusant à la fois, et je l'ai
plus fait pour assurer devant mes potes !
S. T. :Pourtant,
vous n'avez pas oublié ...
J. P. : Effectivement.
Je m'attends donc à ce que ma situation se dégrade
!
S. T. :Avez-vous
eu des expériences originales avec vos fans
?
J. P. : Une fois,
nous étions à Montréal pour un
événement musical. Et sur la scène, les filles
nous jetaient des sous-vêtements. Et croyez moi, il y en
avait beaucoup ! S'attendaient-elles à ce qu'on les porte ?
Je ne sais pas. Mais sinon, la plupart du temps, ce sont des
rencontres on ne peut plus ordinaires. On nous complimente souvent
à propos de la série. C'est très flatteur. Ca
dépend aussi de l'endroit où vous vous trouvez. Par
exemple, si vous passez devant une école
élémentaire, les petites filles vous demanderont
surtout de pouvoir prendre une photo avec vous, ou vous demanderont
un autographe pour qu'elle puissent ensuite le montrer à
leurs autres amis. Par contre, quand vous êtes dans un bar,
les filles sont très aguicheuses. Je pense que beaucoup
d'entre elles sont intéressées par l'argent, et elles
n'ont absolument aucune timidité !
S. T. :Comment
parvenez-vous alors à faire le tri entre les personnes
désintéressées et les autres
?
J. P. : Ca part
d'un sentiment que l'on éprouve face aux gens, et pour tout
vous avouer, ce n’est pas très compliqué de
pouvoir les discerner. Il y a ceux qui ne vont s'intéresser
qu'à votre job, en vous demandant par exemple qui est votre
agent, ou si on engage d'autres comédiens sur la
série... Et il y a ceux qui vous parleront de tout sauf de
ça. Dans ce style-là, j'ai d'ailleurs vécu
quelque chose de très sympa en Australie quand je tournais
la Maison de Cire. Vous savez, là-bas, le fait d'être
acteur est bien plus sujet à la moquerie qu'à la fan
attitude. Dès qu'on sortait boire un verre, les gens
n'arrêtaient pas de nous faire des remarques sur notre job,
comme si le fait d'être acteur faisait de nous des gens un
peu moins intelligents que les autres ! C'était très
sympa.
S. T. :Qu'est-ce
qui vous fait peur dans la vie ?
J. P. : Rien en
particulier, si ce ne sont les bruits nocturnes. J'ai deux chiens,
et je n'aime pas quand ils grognent sans raison pendant la nuit.
J'ai l'impression qu'il sentent quand quelque chose ne va pas, et
ça me fout un peu les jetons. Ca me rappelle que, quand j'ai
acheté ma maison, nous avions décidé avec ma
fiancée d'y dormir dès que nous en avons eu les
clés. Il n'y avait encore aucun équipement, mais on
avait chois d'y passer notre première nuit par terre,
allongés sur et sous des couvertures. On s'est endormis, et
en pleine nuit, nous nous sommes réveillés. Il y
avait de drôles de bruits en provenances des escaliers.
C'était une atmosphère un peu étrange, parce
que je n'avais pas encore de volet, et que la maison était
éclairée par le peu de lumière qui venait de
la rue. J'essayais de rassurer ma copine, mais pour tout vous dire,
je ne l'étais pas plus qu'elle
!
S. T. : De quoi s'agissait-il
?
J. P. : En fait,
comme la maison était neuve, je pense que c'était le
bois qui était en train de travailler et qui provoquait ces
craquements.
S. T. :Vous y
vivez toujours ?
J. P. : Absolument!
Elle est située à Los Angeles. Mais vous avez
toujours peur dans ce genre de situation qu'il s'agisse d'un
revenant ou pire, d'un malade mental qui se serait introduit chez
vous. Je n'ai pas très peur des fantômes, mais ma
petite amie, elle, l'est complètement. Elle n'arrive
même pas à regarder une simple publicité qui
met en scène des esprits frappeurs ! Par la suite, elle
s'est faite d’autres frayeurs nocturnes qui l'ont
empêché de dormir. Je lui ai donc posé un
verrou sur la porte de sa chambre, et quand je lui ai
demandé de ne pas oublier de la fermer la nuit, elle m'a
répondu que ça n'empêcherait certainement pas
les esprits d'y rentrer !
S. T. :Dans ce
cas-là, arrive-t-elle à regarder votre série
?
J. P. : Oui, elle
le fait, mais uniquement parce que je joue dedans ! Mais elle
préfère quand même que je sois à
côté d'elle pour suivre un épisode. Je l'aime
de tout mon coeur. Elle me soutient dans tout ce que je fais, mais
son seul défaut est qu'elle est assez impressionnable ! Une
fois, nous avions fait un pari dont je ne me souviens plus
vraiment. Si je gagnais, elle devait regarder avec moi The Shining,
de Stanley Kubrick, l'un de mes films
préférés. Je ne sais plus ce que j'aurais
dû faire si c'était elle qui gagnait, mais peu
importe, elle avait perdu. Au bout de vingt minutes, elle
était déjà en larmes ! Quand on a
commencé à sortir ensemble, elle m'avait pourtant
assurée qu'elle adorait les films d'horreur. J'ai compris
plus tard qu'elle appréciait ce genre de film uniquement
pour que je puisse la prendre dans mes bras, et ainsi la rassurer.
Je me suis donc senti obligé d'arrêter le film, parce
que sinon, je crois qu'elle n'en aurait pas dormi de la nuit
!
S. T. :Elle fait
le même métier que vous ?
J. P. : Tout
à fait, elle est actrice. Elle s'appelle Sandra McCoy, et je
l'ai rencontré sur le tournage d'un film d'horreur que
j’avais tourné et qui s'appelle Cry Wolf. C'est un
film qui fait peur, mais qui est basé sur du réel.
L'histoire était centrée autour d'un serial-killer.
Et ça, ça ne l'effraye pas ! Qui peut expliquer la
peur ?
S. T. :Quelle a
été la réaction de vos parents quand vous leur
avez dit que vous souhaitiez devenir acteur
?
J. P. : Ils m'ont
vraiment soutenu, tout en essayant d'être en même temps
réalistes. J'ai eu beaucoup de chance, parce que j'ai
rencontré très tôt mon agent. Ca s'était
produit sur une sorte de concours. D'ailleurs, nous travaillons
toujours ensemble. Ma mère est professeur et mon père
est expert-comptable. Pour eux, réussir dans la vie passe
par l'obtention d'un diplôme. Je suis le seul acteur de la
famille. Mon frère est médecin, et ma soeur suit des
études pour devenir architecte. Personne ne comprenait
d'où me venait cette envie. Mon père m'a dit que je
me devais de poursuivre mon rêve, mais il voulait absolument
que j'obtienne mon diplôme. Il vient d'un milieu loin
d'être aisé, et il connaît l'importance du
travail. Il est un vrai soutien, ce qui ne l'empêche pas de
se faire du souci pour ses enfants. En ce qui concerne ma
mère, c'est pareil. Elle n'a jamais raté une seule de
mes pièces quand je faisais encore du théâtre.
J'ai vraiment eu beaucoup de chance à ce
niveau-là.
S. T. :Vous avez
un porte-Bonheur ?
J. P. : Ma copine
et moi-même avions gagné deux bracelets : Moi le noir,
et elle un blanc. Nous les portons tout le temps.
S. T. :Vous avez
des projets de films ?
J. P. : Pas pour
le moment, parce que malheureusement, la série ne nous
laisse que très peu de temps pour nous attaquer à ce
genre de production. Mais j'essayerais d'en tourné
l'été prochain.
S. T. :Une envie
particulière ?
J. P. : Je me sens
à la merci du marché, donc je reste dans
l'expectative. Cela dit, à choisir, j'aimerais faire un film
d'action. Sinon, une comédie. Mais qu'importe : je prendrais
l'un des rôles qui se présentera à moi
!









Sam et Dean au Far West !
Supernatural Dean Screaming
Petite anecdote phonique
CADEAU pour vous tous !!!!!!!!!
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